L'herbe. Claude Simon. L’herbe. Claude Simon.

mardi 28 novembre 2017 par Elisabeth

Le temps du roman est très lent, comme l’agonie de Marie, comme l’ennui de cette famille bourgeoise enfermée dans ses conventions et surtout dans l’autosatisfaction des uns et des autres. Louise, l’épouse du fils, étouffe. Elle voudrait partir avec son amant mais elle se sent très liée à cette vieille tante Marie qui n’en finit pas de mourir, ce qui l’empêche de quitter cette maison familiale qu’elle déteste.
La mort proche de cette vieille femme dénonce l’usure du temps sur tous les personnages. On remonte les années jusqu’au grand-père analphabète dont les deux filles sont institutrices et le fils professeur à l’université grâce à ses soeurs qui se sont sacrifiées pour payer ses études. L’une s’en est allée déjà, l’autre est en train de mourir.
On retrouve le style binaire de Claude Simon. La tautologie allonge le temps, révèle les hésitations, les tourments de chacun : Le père, la mère, le fils et la belle-fille.



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